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Archives pour la catégorie ‘Agriculture’

Vu depuis la Copa-Cogeca, l’association des agriculteurs européens

Le décembre 10, 2008 dans Agriculture, Directives européennes, Europe du futur

Nous avons rendu visite à Pekka Pesonen, Secrétaire Général de la Copa-Cogeca, l’association européenne des agriculteurs et des coopératives agraires, installée à Bruxelles.

Dans la première vidéo, Pekka Pesonen aborde les points de vue des agriculteurs sur la modification des réglementations en matière de pesticides. Il parle de la difficulté de vérifier que les produits importés ont bien été soumis aux mêmes réglementations que ceux produits au sein de l’Union européenne ; il explique les éléments qui ont alimenté le débat sur les pesticides ; il illustre le besoin d’optimiser la dérogation (exemption) de cinq années qui a été ajoutée à la réglementation des pesticides (91/414). Enfin, il nous dit pourquoi il soutient les modalités d’application par zones, telles qu’elles ont été définies dans la proposition du Conseil.

Pekka Pesonen parle dans la seconde vidéo des formations que les agriculteurs entreprennent, des diverses opérations d’équilibrage qu’ils doivent effectuer pour s’aligner sur les attentes des consommateurs et du paradoxe entre les attentes de ces consommateurs et leur souhait d’écraser les prix.

Tentatives de défense du projet relatif aux pesticides par la Commission

Le octobre 08, 2008 dans Agriculture, Directives européennes, Environnement, Nourriture et Santé

La dernière édition de Farmers Weekly contient une interview de Patricia Brunko, la chef de l’unité pesticides de la Commission européenne, dans laquelle elle tente d’exposer une défense du projet de remaniement du système d’approbation des pesticides de l’UE. Ce qui m’a frappé dans cette interview, c’est l’incertitude qui semble peser sur les conséquences probables de ce projet. Mme Brunko a cependant écarté une nouvelle évaluation d’impact que de nombreuses parties prenantes avaient pourtant réclamée, sous prétexte que l’évaluation d’impact initiale était suffisamment complète.

Mme Brunko qualifia l’éminente analyse des effets potentiels effectuée par PSD de « scénario clairement le plus pessimiste ». Elle déclara que certains des pesticides à retirer du marché « tomberaient de toute façon sous la révision actuelle des pesticides existants ». Cela fait bien sûr longtemps que des agents actifs sont retirés du marché pour des raisons réglementaires ou commerciales, mais pas dans la même mesure que ne le laissent prévoir certaines versions du nouveau cadre réglementaire. Mme Brunko argumente également que « pour d’autres, on ne sait pas encore très bien s’ils tomberont sous les critères ou non ». Or, c’est précisément cette incertitude qui est dommageable pour les agriculteurs et les producteurs.

Elle accuse également l’évaluation PSD de « ne pas tenir compte de nouveaux produits qui sont toujours en circulation, et dont la plupart pourraient être approuvés ». Mais il est évident que, pour des raisons commerciales, nous ne connaîtrons plus le même rythme de développement de produits que par le passé. Ceux d’entre nous qui s’intéressent aux biopesticides sont conscients du fait qu’ils sont présentés à l’enregistrement avec une lenteur décevante.

Le journaliste demanda à Mme Brunko comment elle définissait la perturbation endocrinienne. Ce premier critère de danger affectant les pesticides crée en effet une énorme confusion. Voici sa réponse : « À l’heure actuelle, nous travaillons d’arrache-pied à l’élaboration des lignes directrices, mais elles ne sont pas encore finalisées ». Voilà un exemple supplémentaire de l’inquiétante incertitude qui entoure les propositions.

Mme Brunko place également une grande confiance dans le nouveau système zonal pour l’approbation des autorisations de pesticides. Ce système constitue certes une avancée, mais de nombreux États membres s’y opposent et il pourrait donc ne pas être inclus dans le paquet législatif final ou seulement sous une forme diluée.

Denrées alimentaires plus chères par les restrictions sur les pesticides

Le septembre 22, 2008 dans Agriculture, Directives européennes

Les prix au détail des denrées alimentaires pourraient augmenter considérablement si le Parlement européen parvient à imposer sa version des propositions visant à réduire l’accès aux pesticides dans l’agriculture. C’est la conclusion majeure d’un nouveau rapport rédigé par l’économiste Sean Rickard de la Cranfield School of Management sur l’impact qu’aurait le projet de loi de l’UE relatif à l’utilisation des pesticides.

Si l’on s’en tient au scénario le plus sévère avancé par le Parlement européen, 85% des pesticides actuellement sur le marché seraient interdits, ce qui réduirait d’environ 100 millions de tonnes la production céréalière de l’UE, avec un doublement des prix des céréales sur les marchés. Selon les calculs de M. Rickard, une augmentation de £100 (€ 127) de la tonne de blé pourrait engendrer une majoration de 9 pence (€ 0,11) du pain, de 3 pence (€ 0,04) le litre de lait et de 40 pence (€ 0,51) le kilo de viande de porc. Le prix des pommes de terre doublerait. M. Rickard estime que l’inflation des prix des denrées alimentaires gagnerait 10% supplémentaires.

Le rapport signale en outre que ces majorations de prix ne permettraient pas pour autant de compenser les pertes de rendement des agriculteurs. Quant aux éleveurs de bétail, ils seraient confrontés à une augmentation des prix des aliments qui forcerait nombre d’entre eux à abandonner leur activité. Le Royaume-Uni assisterait à une aggravation de £ 14 milliards (€ 17,78 milliards) de son équilibre déficitaire sur les marchés des produits alimentaires, nécessitant des importations accrues face à une autonomie alimentaire toujours plus faible.

Dans bien des cas, les propositions forceraient les agriculteurs à compenser la disparition des produits de protection des récoltes par l’extension des cultures. Le secteur agricole deviendrait de ce fait plus dépendant des carburants et augmenterait ses émissions de carbone.

L’interdiction des pesticides risque d’ébranler en profondeur le secteur de la betterave sucrière

Le septembre 08, 2008 dans Agriculture, Directives européennes

Selon la British Beet Research Organisation, ce qui subsiste du secteur de la betterave sucrière au Royaume-Uni pourrait bien être éliminé complètement si le Parlement européen donne force de loi au plan de restructuration de la gamme de pesticides accessibles aux agriculteurs. Les propositions de la Commission auraient un impact relativement réduit. « En revanche, les propositions du Parlement porteraient un coup fatal à l’industrie sucrière au Royaume-Uni étant donné qu’il serait trop onéreux de faire pousser en rangs serrés des betteraves saines et exemptes de mauvaises herbes sans recourir aux traitements des semences et insecticides utilisés, des méthodes qui ne seront pas approuvées. »

Sans le traitement des semences, les agriculteurs devront à nouveau semer de grandes quantités de semences, puis éliminer les plantes les plus faibles pour ne conserver que celles qui arriveront à maturité. Cette méthode exige beaucoup de main-d’œuvre, qui a d’ailleurs été très difficile à trouver lorsque cette méthode a été utilisée pour la dernière fois avant 1965. Selon les organismes de recherche, cette technique est impraticable aujourd’hui. D’autant plus que d’autres secteurs de l’agriculture britannique, notamment les fruits, ont beaucoup souffert cet été de la pénurie de main-d’œuvre après l’instauration de nouvelles restrictions sur la main-d’œuvre étrangère.

Les propositions du Parlement n’autoriseraient que trois des neuf herbicides utilisés actuellement dans la lutte contre les mauvaises herbes à grandes feuilles. La concurrence entre les betteraves et les mauvaises herbes durant les six semaines capitales qui suivent la germination aurait pour effet de dévaster la production. Le plan du Parlement n’autoriserait aucun insecticide, essentiellement en raison de la menace supposée pour les abeilles, même si ces dernières ne butinent que rarement les champs de betteraves.

La BBRO évalue que les marges brutes passeraient de la moyenne actuelle de £648 par hectare à £537 par hectare avec la proposition de la Commission et à moins de £215 par hectare avec les propositions du Parlement. Les frais fixes dans les installations agricoles de l’Est de l’Angleterre – où se concentre l’essentiel de la production de betteraves sucrières – atteignaient une moyenne de £759 par hectare in 2006.

Même si la rotation des cultures est bénéfique à la betterave sucrière, de telles marges signifieraient la disparition de l’industrie sucrière au Royaume-Uni. Or, un niveau de production minimal est nécessaire pour maintenir opérationnelles les raffineries de sucre du Royaume-Uni.

Pesticides – une nouvelle perspective ou pourquoi nous devrions nous opposer aux propositions européennes d’interdire les pesticides et revoir notre manière d’évaluer l’impact des produits chimiques sur la santé

Le août 14, 2008 dans Agriculture, Directives européennes

Si vous souhaitez réduire votre consommation de pesticides dangereux, il vous est conseillé de :
i) manger des fruits et légumes (ou d’autres produits agricoles) qui ont été traités avec des pesticides synthétiques ;
ii) manger moins de fruits et légumes biologiques ;
iii) retirer la peau des fruits et légumes.

Cette recommandation est la conclusion inéluctable de preuves accumulées durant ces 20 dernières années sur les quantités et propriétés des pesticides naturels dans les végétaux.

Tous les végétaux contiennent une impressionnante série de pesticides naturels qui les protègent contre les parasites et les maladies. Lorsqu’une plante est attaquée, elle produit encore davantage de pesticides naturels. Lire la suite de l’article »

Visite d’une ferme du Yorkshire : opinion des journalistes

Le juillet 17, 2008 dans Agriculture, Directives européennes, Environnement

Lors de notre récente visite de l’exploitation agricole JSR Farms à Driffield, dans l’est du Yorkshire, au Royaume-Uni (voir entrées ci-dessous), nous avons discuté avec quelques-uns des journalistes présents à l’événement pour connaître leur point de vue sur la façon dont les pesticides sont présentés dans les médias, les éléments qui, selon eux, alimentent le débat, et les découvertes qu’ils ont faites aux cours des recherches pour leurs articles. Certaines vidéos de ces interviews peuvent être visionnées ci-dessous.

L’avis d’un agriculteur sur les propositions législatives concernant les pesticides

Le juillet 04, 2008 dans Agriculture, Directives européennes

En début de semaine, nous avons visité l’exploitation agricole JSR Farms dans l’East Yorkshire, Royaume-Uni (communication : cet événement était organisé par l’ECPA). Il s’agissait d’une « journée d’information » destinée à la presse, dans le but de donner l’avis d’un agriculteur sur les conséquences qu’auront les propositions de révision de la législation actuelle dans le domaine des pesticides (directive 91/414) sur ses cultures vivrières. L’agriculteur en question était Philip Huxtable, un agronome actif dans l’agriculture depuis 30 ans et actuellement directeur général de JSR Farms. Vous trouverez ci-dessous quelques courtes vidéos de la visite, dans lesquelles M. Huxtable donne son avis sur le moteur de ce processus législatif, les conséquences possibles sur les rendements, ainsi que sa conclusion de sa « boîte à savon politique », comme il l’appelle !

Nous publierons la semaine prochaine quelques billets dans lesquels M. Huxtable détaille la lutte contre les organismes nuisibles pour les monocultures, telles que le blé et la pomme de terre, la menace que représentent les maladies phytosanitaires comme la septoriose et le mildiou, ainsi que les techniques agricoles intégrées, auxquelles il a recours, pour protéger non seulement ses cultures, mais également l’environnement et la faune de son exploitation.

Il va de soi que les propos de M. Huxtable reflètent en grande partie le point de vue d’un agriculteur. Nous vous recommandons d’écouter le reportage de Chris Arundel à la BBC Radio Humberside, également présent à l’événement. Dans ce reportage, il tente de présenter une vision plus équilibrée des différentes questions qui se posent (M. Arundel a interviewé Elliott Cannell du Pesticide Action Network, une organisation non gouvernementale de lutte contre les pesticides).

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